lundi 11 mai 2009

Je baise comme un mec.


Je ne sais pas d’où je me suis octroyée ce pouvoir. Je regarde derrière moi, les temps pas si lointains où je me faisais baiser comme une bourgeoise, bien à l’horizontale, pas trop de lumière, pas trop d’acrobaties, pas de vulgarités... Temps maudits. Je me suis prise en mains du jour au lendemain, comme ça, sans le savoir, avec des relations sans lendemain. Enfin si, souvent avec un lendemain que je ne souhaite pas forcément. Un texto, deux ou trois, de la tendresse, une étincelle, mais jamais de flamme.

Mon sac à main, c’est ma vie, tout y est dit mais il manque des choses :capotes, gants latexés, digues dentaires. Oui parce qu’après avoir baisé tous ces mecs (même s’ils pensent tous m’avoir baisée parce qu’il ont pénétré un vagin ou un cul), je veux l’objet de mes fantasmes dans mon lit : je veux une minette au masculin. Le fantasme lesbien est celui qui me fait jouir quand un mec s’attelle à le faire. Ce qui me fait penser à l’air suffisant de la plupart d’entre eux quand je gémis de plaisir, ne soupçonnant pas un seul instant que c’est une femme planquée dans mon imaginaire qui m’a donné tous ces spasmes. Je mentirai si je disais que c’était à chaque fois le cas. Des hommes m’ont fait jouir de leur propre chef mais ils sont rares.

Je suis une baiseuse née et sans complexe. On ne m’avait rien dit. Il a fallu 30 ans pour que je le découvre. Maman, tu aurais pu me le dire avant. Mais non, tu ne l’aurais jamais fait, ta fille n’allait tout de même pas te voler la vie sexuelle que tu aurais voulu / pu (rayer la mention inutile) avoir.

Je baise partout et n’importe comment, tant que je baise. Je ne suis pas nymphomane, je ne règle pas mes problèmes par le sexe. J’aime les corps, quelqu’ils soient. Je les trouve beaux dans le détail, dans leur ensemble, j’aime le contact de la peau, la vraie chaleur humaine, j’aime qu’on me touche – mais pas n’importe qui. Je suis une prédatrice ou une énigme ou encore une femme en avance sur son temps. A vrai dire, je suis les trois. Mais dans cette position je me sens plus forte, en phase avec moi-même et on me craint. Ca m’arrange, on m’approche moins. On me touche moins au plus profond de mon âme, alors on me blesse moins. A chaque pas, je deviens plus puissante.

Je suis toujours aussi sensible, mais je ne suis plus fragile.

Je baise des corps. Je ne baise que ceux que je désire, je ne baise plus si seulement l’autre me désire. Seul mon désir compte. Mes yeux transpirent mon désir et mon plaisir et à eux seuls ils sont capables de développer chez l’autre un désir qu’ils ne soupçonnaient pas. Un désir fictif ? Aucune importance, il est suffisant pour quelques heures ou une nuit.

Je baise dans les jardins publics, dans les chiottes d’un bar, sur une table, sur le sol, à l’hôtel, chez mes amants, dans un parking, sur une base militaire, sur une plage, dans l’eau, dans une voiture, contre un mur, dans l’herbe, sur un bureau, sur un canapé, sous la douche, dans des escaliers, habillée, pantalon baissé, jupe relevée, nue, avec deux amants l’un après l’autre dans la même soirée, avec un amant dans les chiottes d’un resto alors que l’autre m’attend à table, avec ou sans sextoy, des gants en latex ou pas, du gel ou pas, une sodomie, pénétration, anulingus, cunnilingus, fellation, fist, fessée, baisers, griffures, morsures, un peu d’uro, un martinet, une corde, un gode-ceinture… et toujours de la tendresse.

Je te baise et tu crois encore que c’est toi qui me baises. Et c’est ça qui me fait exulter.

lundi 4 mai 2009

Multisexuelle.

J’avais laissé un peu de côté l’écriture de ce blog et c’était idiot. Donc je reprends tout parce que j’en ai besoin. J’ai envie et besoin d’exprimer ici ma sexualité. Je me rends compte que je suis un peu passée de l’autre côté.
L’autre côté c’est quoi ? Attacher plus d’importance à l’individu qu’à son sexe. J’avais toujours eu cela en moi mais j’étais restée assez cadrée sur une sexualité hétéro relativement classique, enfin pour moi. Pour pas mal d’hétéros, j’ai soit une sexualité débridée ayant appris à séparer sentiments et sexe (je peux coucher sans sentimentimentalisme aigu et j’évite au max les psychodrames associés), soit je suis la salope du coin (ce que j’ai pu en souffrir quand j’étais plus jeune), soit je suis cinglée (merci maman), soit on ne me comprend pas (sans trop me juger, c’est déjà pas mal), soit je suis hypocrite, soit j’essaie de me donner un genre (mais si c’était vraiment le cas, je doute que je mettrai mon discours en application), soit j’ai eu trop de problèmes dans mon enfance et je ne suis que le résultat de mes souffrances passées (version psy de comptoir / complexe d’Electre)… J’en passe.
Je suis loin d’avoir tout fait niveau sexe puisque j’estime que chaque relation sexuelle avec un être a un caractère particulier du fait qu’il entre en jeu deux individus (minimum), deux individualités sont donc confrontées et l’interaction entre ces personnes produit un résultat qui sera forcément nouveau. Aucune de mes expériences sexuelles ne se ressemble, même si je peux classifier (ce que je déteste) celles-ci dans différentes cases basées sur les normes de la société actuelle.
Ceci étant, je suis une « multisexuelle » née. Le terme « bisexuelle » ne me convenant pas. Je ne suis pas dans la convenance des genres. Les trav, hommes hétéros classiques (vanille), femmes lesbiennes ou bisexuelles, transgenres, transsexuels… toutes sortes de queers. Disons juste que je ne trouve pas mon compte dans l’hétérosexisme. Je dois reconnaître que j’ai une forte attirance pour les femmes ou les hommes dont l’aspect est très androgyne, ne sachant pas de quel sexe ils sont – enfin si je sais mais je laisse mon imaginaire jouer. Est-ce que je cherche l’effet de surprise, que se cache-t-il sous ce pantalon ? Peu importe, quoiqu’il en soit, ce sera toujours une bonne surprise. Chez les hétéros je peux, à la rigueur et au mieux, passer pour une femme très libérée sexuellement, pour les lesbiennes : je ne serai pas une vraie mais je vais tendre vers les « fems » ou les « lipsticks », pour les gays je suis la bonne copine trash avec qui on peut pétasser et parler de son dernier plan uro dans une backroom pourrie, pour les BDSM je suis une dominatrice (eh oui….) un peu en marge (dans ce milieu : on m’aime ou on me déteste, il n’y a pas de juste milieu).
Même si c’est parfois difficile, je me dis que j’ai de la chance d’avoir autant de diversités, antagonismes et paradoxes. Je peux côtoyer tous ces milieux sans m’y sentir mal à l’aise, dans chacun je m’y retrouve un peu. Je regrette le caractère de « ghetto » de chacun, je n’ai aucune solution à proposer pour chacun d’entre eux, on a toujours besoin de se protéger des cons à un moment ou à un autre.

mercredi 1 octobre 2008

Rencontre avec le désir (chapitre 4)

Il continue son va et vient de manière régulière, me claque les fesses de temps à autre. La pénétration est profonde, à plusieurs reprises il me touche le col de l'utérus, sensation assez désagréable sans pour autant être vraiment douloureuse. Je pousse cependant mes avant-bras pour accentuer la pénétration et l'exciter un peu plus, faisant mine d'en redemander encore. Je savoure ce moment comme jamais. Il se retire, je me retourne, il me remet à quatre pattes sur le lit mais dans l'autre sens, il monte sur le lit et commence à me faire un anulingus. Il glisse sa langue entre mes fesses et me donne de gros coups de langue. En même temps, il active ses doigts qu'il lubrifie avec la cyprine émanant de mon vagin et l'étale tout autour de mon anus. De l'autre main il joue avec mon clitoris un peu maladroitement mais le fait qu'il s'occupe de mon cul suffit à m'exciter largement. Je commence à dilater doucement, il me reprend en levrette sur le lit et me glisse un doigt très facilement dans l'anus et il le fait bien. Je sens son doigt tout le long de mon rectum, sensation exceptionnelle et plutôt nouvelle, mes précédents amants s'étant mal pris jusque là. Je me sens remplie et satisfaite. Mes deux orifices dont comblés.

Ensuite nous changeons de position pour adopter l'Andromaque, position pas très facile à maîtriser si l'on n'est pas très musclée des cuisses pour maintenir un rythme régulier. J'attrape la tête de lit pour pouvoir prendre de un appui et pousser plus facilement sur mes jambes, il enchaine des coups de reins pendant que je saute sur lui, il me tient les hanches et passe parfois ses mains sur mes seins et descend parfois un doigt vers mon clitoris pour le stimuler.

Nous changeons à nouveau de position, nous commençons par un missionnaire, puis il relève mes deux jambes au dessus de ses épaules, je pousse mes mains contre le mur pour accentuer la pénétration et contracte mon vagin au maximum par accoups pour qu'il se sente plus serré. Ensuite, je me mets sur le côté, il se met derrière moi, je l'aide à me pénétrer en levant une jambe par dessus les siennes, il glisse une main autour de ma poitrine et je pose ma main sur la sienne, il me demande constamment si « ça va » et je lui réponds affirmativement. Nous reprenons ensuite une missionnaire classique, j'entoure ses hanches avec mes jambes, j'ai la tête dans le vide hors du lit, je le tiens d'une main par le cou et je presse l'autre sur ses fesses et le regarde dans les yeux en lui disant « BAISE-MOI ! ». Il me regarde d'un air interloqué « Mais c'est ce que je fais depuis tout à l'heure !!?? ». Évidemment ça me fait rire. Il me donne des coups de reins tellement brutaux que nous finissons par tomber au sol, cela ne nous arrête pas, nous continuons un missionnaire au sol coincés entre le lit et le mur. Un peu trop à l'étroit nous nous relevons. Je m'allonge sur le ventre, il s'allonge sur moi et me pénètre à nouveau. Ses mains prennent les miennes, j'écarte un peu plus les jambes, lâche une de ses mains pour passer ma main sous mon corps pour atteindre mon clitoris et le stimuler du bout de deux à trois doigts. Il se relève, je tourne ma tête pour voir ce qu'il a l'intention de faire et je le vois se branler au-dessus de mes fesses, je soulève ma croupe pour cambrer un peu plus et j'attends un peu. Puis je me retourne et me mets face à lui, jambes légèrement pliées et écartées et je le regarde dans les yeux. Il met un certain temps, alors je rapproche mon visage de sa queue et ouvre la bouche en tirant la langue. Ca ne manque pas, le sperme sort par accoups et j'entends un râle émanant de sa bouche. Je lui prends la queue des mains et le suce une ultime fois. Il me repousse son gland est devenu trop sensible.

Il se recule, je me lève, il me regarde en souriant, j'ai du sperme sur le visage et sur la poitrine : « T'en as partout ! ». Je le regarde malicieusement et étale de mes deux mains le sperme sur ma poitrine. Un « Hannn ! Toi... ! » sort de sa bouche. Je file à la salle de bains pour rincer à l'eau sa semence. Pendant ce temps il s'installe au bureau et commence à se rouler un joint.

Je reviens dans la chambre, cherche mon paquet de cigarettes et m'assoie sur la chaise. Il se lève et se dirige vers les toilettes, je lui balance dans le dos ma robe en latex qu'il avait souhaité que j'amène. Il me regarde en souriant en me disant :
« - Elle est bien !! Faudra qu'on l'utilise ! T'as amené tes sextoys ?
- Oui ! »
Je sors mon sac plastique rose de mon sac à main.
« - Attends j'arrive !
Ok ! »
Il revient et nous regardons ensemble ma collection, je lui explique les usages des différents jouets sexuels. Il me pose pas mal de questions sur la fréquence de mon utilisation de tel ou tel sextoy. Il regarde son téléphone et m'indique qu'il bosse le lendemain, il me demande si je me lève en même temps que lui ou si je veux rester faire la grasse matinée.

J'allume ma cigarette pendant qu'il continue à rouler. Je regarde par la fenêtre. Certaines chambres ont leur lumière allumée, mais très peu au final, je ne sais pas quelle heure il est. Il fait bon. Je savoure ce moment.

« - T'as vraiment peur de rien toi !
Quoi ?
T'es à poil à la fenêtre !
Ouais et alors ? Il n'y a pas grand monde qui doit me voir !
Ouais mais bon tu crains !
Oooh tu me saoules !
T'es grave. »

Je me rassois, je le regarde. Il me parle, je n'écoute même pas ce qu'il dit. Je pense juste que c'est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis un moment et que franchement j'en ai chié jusque là mais que ça valait le coup. Je le regarde à nouveau et je me dis qu'il est quand même beau : ses yeux bleus, son petit sourire en coin, ses traits fins. J'aime sa voix rauque, elle est rassurante et fait très « mâle ».

lundi 25 août 2008

Rencontre avec le désir (chapitre 3)

Nous nous dirigeons vers les ascenseurs. Je sais que l'idée de l'ascenseur lui traverse l'esprit tout comme moi, mais nous ne sommes pas seuls. A partir du second nous sommes seuls dans la cabine qui doit nous faire monter au septième seul (oui elle est facile...). Nous nous embrassons, il remonte ma robe, passe sa main entre mes jambes, se frotte contre moi, de gauche à droite. Je lui tiens la nuque et l'embrasse sur la bouche, dans le cou, lui mord le lobe de l'oreille, lui caresse le dos, les fesses au travers du jean. Il me passe la main sur les fesses. Je porte de la dentelle blanche, un ensemble shorty et soutient-gorge. Mon shorty est entièrement en dentelle avec des strass, un devant en pendentif et le même derrière encerclé par la dentelle. Je porte un push-up, j'ai une petite poitrine, un petit 85 B, des seins en forme de pommes avec des petits tétons. J'adule ma poitrine dans la forme et l'esthétique, j'aimerais juste avoir un bonnet au-dessus. Je n'ai jamais aimé les gros bonnets qui débordent de partout, j'accorde trop d'importance aux détails.

Chaque homme, qui m'a d'ailleurs fait craquer physiquement, ne l'a jamais fait dans l'ensemble mais dans le détail et comme de plus, ceux qui me connaissent savent que je n'apporte que peu d'importance au physique, l'esprit étant le reflet de l'âme, je serai capable de rendre beau le plus laid des hommes (conformément aux stéréotypes de beauté de la société actuelle). Mais lui représente le stéréotype parfait, châtain clair, les yeux bleus, la voix grave de l'homme viril, métrosexuel, style friday wear, le beau mec de la trentaine... et je me dis qu'il était temps que je teste par apparence, l'habit ne fait pas le moine, parait-il...

Nous arrivons dans la chambre, par curiosité, nous regardons un peu tous les recoins, mais je pense que c'est aussi par souci d'hygiène. Il me précise qu'il bosse le lendemain, ce qui ne me dérange pas outre mesure. Nous ouvrons la fenêtre pour regarder dans la cour intérieure. C'est calme. Un vis à vis assez lointain nous oppose à la vue des touristes, le jardins intérieur est composé de verdure et d'allées qui ne semblent pas avoir été souillées par les pas des clients de l'hôtel. Des dômes transparents mais fumés parsèment le paysage, pour, sans doute, donner un peu plus de lumière à la réception dans la journée.

Je regarde la chambre, elle est exigüe. Un lit double prend toute la place au centre de la pièce, un bureau et une chaise sur la gauche du lit, une armoire en face, une salle de bain avec douche, toilettes et lavabo, rien d'extraordinaire, mais je m'en fiche, c'est notre rencontre qui doit être unique et exceptionnelle, peu importe l'endroit. Tout au long de l'inspection de la chambre, nous continuons de parler, comme s'il avait besoin de combler un vide auditif, chose dont j'aurais pu me passer, non pas péjorativement, mais le silence me semble permettre d'augmenter le désir. A-t-il peur du vide ? Son désir n'est-il pas aussi puissant que le mien ? N'est-il pas capable de l'apprécier à sa juste valeur ? Au final, de quoi a-t-il peur ? (Seul le recul me permet de me poser ces questions, sur le moment, je ne m'y suis pas attachée).

Nous sommes debout, je pose mon sac sur le bureau qui contient mes sextoys (qu'il m'avait demandé d'apporter, vous voulez la liste ? un rabbit, un stimulateur de clitoris, des boules de geisha, un stimulateur de point G, un mini vibromasseur, un plug anal, 3 gels différents : le Play O pour femme, un autre de durex et un plus spécialisé pénétration anale que m'avait conseillé un vendeur de Body House mais à proscrire pour l'utilisation des sextoys, il n'est valable que pour les rapports anaux non protégés), des préservatifs et autres conneries de bonne femme (Mesdames, sachez que dans ces cas-là les lingettes intimes sont indispensables, appréciez-vous de faire une fellation à un homme qui sent la transpiration ou l'urine ? Même si c'est parfaitement faisable, une chatte ou un pénis qui sent bon c'est quand-même plus motivant).

Nous nous embrassons une fois de plus. Le contact de sa langue m'excite plus que tout. Non précise, je balance mon collier à travers la pièce, mes chaussures s'enlèvent d'elles-mêmes. Je m'assois au bord du lit, il m'allonge et vient à côté de moi, il me caresse les cuisses et m'embrasse par la même occasion. Je me rends compte qu'il ne m'embrasse pas tellement avec la langue mais joue avec sur mes lèvres, le bas de mon visage, mon cou, ma nuque qui est très sensible. Il essaiera d'ailleurs de me mordre la nuque tel mon fantasme mais se loupera, j'ai une idée trop précise de la façon dont on doit le faire, même s'il me procure des frissons qui sont à la limite de l'extase.

Je suis allongée sur le dos, il est allongé sur moi, et passe sa main sur mon flan de façon à relever ma robe. Sa main descend le long de ma cuisse de toute sa paume et remonte le tissu synthétique noir. Je sens ses doigts sur le haut de ma cuisse qui glissent jusqu'à mon boxer en dentelle blanche, il passe par dessus et continue sa route vers mes hanches puis ma taille, me noyant le cou de baisers et de coups de langue. J'ai un bras autour de son cou, ma main reposant sur sa nuque et passant de temps à autres dans ses cheveux courts, mon autre main se ballade sur ses fesses au travers de son jeans et erre de temps en temps vers son dos que je caresse à pleines mains.

Il se relève, me prend le poignet et me relève du lit. Il enlève ma robe et découvre mon corps. Il reste un court moment immobile et me scrute de bas en haut. Je ne suis pas grande mais bien proportionnée, j'ai de petits seins, une taille marquée, des hanches, de petites fesses rebondies, un petit ventre relativement plat, de longues jambes, de petits genoux, des chevilles fines et des pieds déformés par plus d'une dizaine d'années de danse classique.

Il me prend par la taille de ses deux mains et nos fronts se collent l'un à l'autre, léger sourire aux lèvres avec ce regard qui n'exprime qu'un désir intense. Nous nous embrassons à nouveau et nous allongeons sur le lit sur le côté. Je monte à cheval sur lui et commence à déboutonner sa chemise longuement tout en le regardant dans les yeux d'un air malicieux. Je lui retire ce bout de tissu qui était de trop. Monsieur est viril, il porte une toison de poils touffue sur le torse, ça ne me dérange pas mais il semble gêné. Il regarde son poitrail et se passe la main activement sur son tapis d'Eros. Je suis toujours sur lui et contemple le spectacle. Je me baisse, le couvre de baisers et laisse ma langue se perdre dans la jungle. Je cherche le contact de sa peau et le trouve parfois, mes mains explorent son corps pendant qu'il me caresse le dos remontant parfois vers mes cheveux mi-longs coupés au carré. Il me prend la tignasse et la tire, pas trop fort, juste ce qu'il faut.

Je descends le long de son torse et passe un doigt entre son jeans et son ventre pour essayer de toucher le bout de sa queue mais ne la trouve pas, elle est orientée vers ses cuisses. Je ne veux pas déboutonner son pantalon tout de suite, nous avons le temps. Il ne bande pas ou peu, je le sens à travers son jeans. Je ne m'en fais pas pour le moment.

Il me repousse et m'allonge, il me lèche tout le corps de sa langue passant de ma bouche à mon cou, de mon cou à ma poitrine, dégageant les bonnets de mon soutient-gorge pour atteindre mes tétons qu'il mordille avec dextérité, me palpant l'autre sein de ses grandes mains. Il passe ses mains dans mon dos et dégrafe mon soutient-gorge et l'enlève. Il caresse mes seins d'une main douce tout en m'embrassant le torse puis prends mes seins de ses deux mains et les palpe avec force, il remonte sa bouche vers eux, les prend à pleine bouche, les mordille, les lèche, il les mange littéralement. De sa langue, il descend sur mon ventre jusqu'à mon nombril où il s'attarde. Il relève les yeux vers moi avec un regard malicieux et descend vers le mont vénus.

Il attrape mon shorty avec ses dents et tente lentement de le descendre, ce qui me fait rire parce qu'il y arrive difficilement. Je soulève mes fesses en m'appuyant sur mes jambes mais il a peur de tirer de trop, la dentelle est fragile. Il abandonne un moment et embrasse mon pubis au travers de la dentelle, il glisse une main entre mes jambes et passe deux doigts sur ma chatte qui est déjà bien humide. Il le sent et relève la tête vers moi avec un sourire rieur, en me sussurant :

« - Oooh... tu es énervée... »

Je le lui réponds affirmativement de la tête avec un regard malicieux. Il enlève avec empressement mon boxer, je l'aide un peu en levant les fesses et les jambes et il plonge sa tête entre mes cuisses. Je replie les jambes de chaque côté de sa tête et les écarte progressivement. Sa langue effleure mon clitoris, passe sur mes lèvres, attaque mes cuisses chacune à leur tour. Je commence à avoir chaud, je sens monter l'afflux de sang dans mes pommettes, mon excitation continue à se lancer doucement. Il redescend sur mon clitoris, passe des petits coups de langue actifs, aspire mes lèvres et passe sa langue entre elles, ses mains entourent mes cuisses, l'une tire sur la peau de mon pubis afin de découvrir le clitoris, l'autre descend entre mes cuisses et il passe un doigt entre mes lèvres sans me pénétrer. Il n'est pas maladroit mais n'est pas non plus très agile de ses doigts. Il monte et descend entre mes lèvres, du clitoris vers l'entrée du vagin mais appuie trop, je ne sais si c'est l'excitation qui le crispe ou s'il s'agit d'un manque de tact. Il repasse ses doigts sur mon clitoris et l'active mais ce genre de techniques souvent utilisées par les hommes ne me fait rien mis à part une excitation toute mécanique de mon clitoris mais qui n'est pas agréable. Je sais que s'il continue à faire ça trop longtemps, je finirai par ressentir une certaine douleur plus ou moins intense. Je ne le rappellerai jamais assez, mon clitoris n'est pas un bouton sur lequel il suffit d'appuyer pour me faire atteindre l'orgasme. Au mieux j'atteindrai de cette manière un orgasme mécanique mais qui aura été douloureux dans l'attente et dont l'intensité et la qualité sera largement amoindrie : un orgasme minable. Il me demande si ça va, je lui réponds oui (erreur de ma part, j'aurais dû lui dire qu'il s'y prenait mal, mais je sais à présent qu'il l'aurait mal pris). Il reprend le cunnilingus et me pénètre avec un doigt, puis deux, il aurait dû attendre que je le lui demande, il va trop vite. Il commence un va et vient avec ses doigts mais n'est pas très délicat, ça me refroidit un peu, mais j'essaie de ne pas en faire cas. Il relève mon bassin à la verticale et je me retrouve donc appuyée contre mes épaules, je m'accroche à la tête de lit pour retenir mon poids au maximum, sa tête est au-dessus de la mienne, sa bouche collée à ma chatte, entre mes jambes que je croise pour entourer son cou. Pas très résistant malgré mon poids léger, il redescend assez vite. Il se recule et je m'assoie.

Il se met à genoux devant moi, j'en fais de même. Je l'embrasse, langue sortie, à pleine bouche. Je lui caresse le torse de mes deux mains, il me passe la main dans les cheveux et passe l'autre dans mon dos. Mes mains descendent peu à peu vers son pantalon qu'il a conservé, je lutte pour enlever sa ceinture, il finit par m'aider. Nous nous embrassons à nouveau et je joue d'un doigt avec l'élastique de son boxer. Je commence à lui baisser son pantalon, notre position nous gênant pour la suite des évènements, il se lève, je m'assoie sur le bord du lit, face à lui et lui baisse son pantalon qu'il finit par enlever seul. J'enlève ensuite son boxer et le balance à travers la pièce. Je découvre enfin sa queue. Je suis surprise, elle est largement au-dessus de la moyenne et je me demande comment je vais faire pour l'engloutir. Elle est large et longue. Je la prends en mains et commence à la lécher de tout son long. Il est debout face à moi et de temps à autre je lève la tête vers lui pour voir son regard. Il me regarde droit dans les yeux avec son air de mâle dominateur. Je continue à lui la lécher de tout son long, l'enroulant avec ma langue, jouant du bout de ma langue avec le frein et le gland et je la mets dans ma bouche, j'en arrive à peine à la moitié, elle prend toute la largeur de ma bouche et je ne crains qu'une chose c'est de lui donner un coup de dent par inadvertance. Je commence un va et vient lent, serrant et et desserrant mes lèvres, jouant avec ma langue que je vais aussi monter et descendre selon les mouvements de ma bouche, donnant des petits accoups sur le frein, tournant autour du gland. Je la ressors de ma bouche mais garde ma langue collée à sa queue, la prenant à pleine mains, faisant glisser mon organe du goût de tout son long, langue bien sortie et je descends vers ses couilles que je lèche d'abord comme une glace et ensuite les prenant à pleine bouche, les aspirant, les dégustant, tout en relevant les yeux vers lui afin de bien le regarder dans les yeux pour l'exciter au maximum, lui montrant à quel point j'aime ça. Il bandait mou lorsque je lui ai enlevé ses vêtements, à cet instant il bande dur comme un roc. Je le suce encore et encore avec envie malgré la difficulté qu'implique la taille généreuse de son membre. Je vais au maximum de mes capacités, manquant parfois de m'étouffer. Il me caresse les cheveux, pousse parfois ma tête, je ne dis rien, même si je n'aime pas trop ça, son plaisir est plus important que la difficulté de la tâche. Je vois sa queue comme un véritable défit et je pense intérieurement qu'il va me défoncer. J'aime sa queue, je les aime toutes tant qu'elles sont hygiéniques. Petites, grandes, larges, fines... sauf les petits doigts...

Il se baisse vers moi et m'embrasse à pleine bouche, me pousse sur le lit, me retourne, me met à 4 pattes, cherche l'entrée de mon vagin de ses doigts et m'enfonce sa queue lentement et profondément. Je suis un peu sèche et l'aide à suivre le bon chemin en bougeant mes hanches et en écartant mes lèvres d'une main, je cambre et il commence un va et vient. Je la sens plus que bien, elle me remplit entièrement. Je plie mes coudes et m'appuie sur mes avant-bras pour accentuer la cambrure. Je sens son bassin claquer contre mon cul. Il me fesse par moment et je gémis, parce que il n'y a pas à dire ça fait un bien fou de se faire prendre !

Je pousse le vice en haletant de manière parfaitement audible et je plains les voisins. Je lâche même un « putain ! » entre deux gémissement, un putain de plaisir et de soulagement à la fois.


Fin du Chapitre III.

A suivre...

samedi 16 août 2008

Rencontre avec le désir (chapitre 2)

Il me sert dans ses bras. Je lui caresse le dos, en cercle, puis du haut vers le bas, je l'embrasse la bouche entrouverte, je lui aspire la peau, je l'effleure du bout de ma langue, je remonte vers son oreille, lui mords le lobe de l'oreille, l'aspire entre mes lèvres...

Nous nous détachons. Il me regarde en souriant et me dit :

« - Tu es bien habillée ! Tu t'es maquillée ! Tu es jolie ! Bel effort ! Et moi comment tu me trouves ?
- Je suis toujours comme ça ! Qu'est-ce-que tu crois ?! Ca va t'es pas mal, un vrai métrosexuel quoi !
- Et sinon ? La vie est belle ? On va manger quelque chose, j'ai la dalle !
- Ca va ! J'ai pas faim moi, je me suis enfilé un paquet de gâteaux avant de venir.
- Forcément ! Tu veux du sexe tout de suite toi ! Alors ton retour à Paris ?
- Je suis trop contente ! Je suis comme un poisson dans l'eau, je reprends peu à peu mes repères. Je suis née pour vire à Paris !
- Tu connais le quartier ? On va manger où ?
- Je sais pas, je connais pas trop ici...
- Prends des initiatives un peu !
- Oh mais qu'il est chiant ! C'est toi qui a faim hein ! »

Nous marchons, d'abord l'un à côté de l'autre, très proches. Rapidement, il me prend la main. Nos doigts se glissent en quinconce sans avoir à se chercher.

« - Tu as mis des talons, tu n'as pas mal aux pieds ?
- Non, j'ai l'habitude ! Viens, on va là ! Mais en terrasse !
- Ok ! »

Nous nous arrêtons devant une chaîne de... Le cadre est moderne mais très minimaliste. Du brun, du noir, du métal. Nous demandons une table en terrasse. Je monte sur la terrasse construite de plaintes de bois brun, du tek certainement. Inévitablement, je me coince le talon entre deux plaintes, j'enlève mon pied de ma chaussure, retire mon escarpin de son piège et le remet. Il sourit en me regardant et me fait la réflexion attendue « Tu t'es coincée le pied ? ». Je lui souris et lui réponds affirmativement.

Nous nous asseyons. Nous discutons et nous nous piquons verbalement comme nous avons l'habitude de faire depuis 15 jours. Il me touche les jambes en-dessous la table de ses deux mains, me tenant les genoux et tentant malgré la table qui nous sépare de remonter le long de ma cuisse. Je le regarde droit dans les yeux avec envie, il me rend cette intention qui nous lie depuis le jour où l'on a pris contact sur internet. Le serveur se fait insistant pour que nous commandions, mais nous avons envie de prendre notre temps. A trois reprises nous lui demandons de disposer. Nous n'en sommes qu'à prendre un verre et à discuter de choses et d'autres : mon retour sur la capitale, son travail, ses rencontres, ses aventures, mais surtout ses non-aventures. Je remarque qu'il a tendance à toutes les traiter de connes... et je sais par extension que je finirai dans le panier de connes, sauf que contrairement à d'autres, depuis le premier jour, je le sais et que je m'en fous royalement. C'est le moment présent qui compte. Inutile de vouloir être classée ailleurs, ce n'est pas ce que je recherche. Je ne recherche à aucun moment son respect ou le besoin d'être unique dans sa vie parce que je sais que depuis le début, il n'en vaut pas la peine, qu'il ne m'apportera rien que je ne sache déjà. Il est de ses hommes que je cherche à percer. J'ai demandé l'avis de 3 hommes complètement différents sur lui, la réponse a été unanime : « C'est un chasseur ! ». Sur ces trois hommes, j'étais sûre de la sincérité de deux d'entre eux.

Au bout de la quatrième demande du serveur, nous nous décidons à commander. Nous prenons tous deux le même plat. Peu de temps plus tard, il simule un orgasme à table à la « Quand Harry rencontre Sally », ce qui me fait hurler de rire. Notre entourage n'ose pas me regarder. Leur gène nous pousse évidemment à rire de plus belle. Il approche son visage du mien difficilement à cause de la table et réussi néanmoins à m'embrasser, je me penche le plus possible vers lui mais refuse de me lever pour obtenir ce baiser. Je ne tiens pas à lever la croupe vulgairement pour obtenir un don de l'objet de mes désirs. Aussi cruel cela soit-il tant pour lui que pour moi.

Nous sommes servis, nous mangeons, nous discutons, mais nos discussions sont vite limitées, je dois faire l'effort de boire ses paroles, chose que je feins très bien. Pourtant le désir est toujours aussi présent et croissant. Chaque regard échangé est un appel au sexe. Chaque main posée sur la table caressant l'autre en est de même. J'ai envie de lui, je me dis cependant qu'il faut que je mange pour tenir la route, sans savoir qui sera fatigué le premier.

Nous terminons le repas et commençons à rechercher un hôtel. Il me dit avoir repéré tel hôtel plus loin. Ca me semble correct. Nous marchons main dans la main, s'arrêtant tous les 20 mètres pour entamer caresses et baisers enflammés. C'est lui qui s'arrête à chaque fois, je n'en prends absolument pas l'initiative et je le laisse faire. Sa respiration est soutenue, forte et audible. Ses gestes sont passionnés à la limite de la crispation. Cet état de tension me plaît et je maîtrise parfaitement. Je suis très détendue. Il m'excite terriblement, plus je le regarde, plus mon état d'excitation sexuelle augmente. Je me sens humide. Il faut rappeler que nous sommes fin juillet et que je n'ai pas eu de rapports sexuels avec un homme depuis fin février. J'ai eu beau avoir usage de différents sextoys et des orgasmes assez violents, cela ne remplacera jamais la présence d'un corps. La sensation de chaleur humaine est d'autant plus décuplée pour le sexe, quoique certains puissent en penser.

Nous trouvons enfin l'hôtel ! Nous avançons vers la réception, je le laisse payer, ce qui me dérange à vrai dire. Mais je ne dis rien. Il donne un faux nom. Je le constate quand il me montre son nom réel sur sa carte bleue. Il y a une raison au fait qu'il me donne son nom, mais que je n'exposerais pas ici. N'y voyez rien de personnel, je risquerai juste de dévoiler son identité.
Fin du Chapitre 2.

A suivre...

dimanche 3 août 2008

Rencontre avec le désir (chapitre 1).

"- Tu es où ? Je viens de sortir du métro !
- Ben... moi aussi ! Je te vois pas, tu es habillée comment ?
- J'ai une petite robe noire, courte, avec des talons
- Il y a quoi à côté de toi ?
- Y'a la ... heu... ça et puis ça...
- Ok ! J'arrive ! Attends-moi !"

Je regarde le plan du métro à la sortie de la station. Je ne veux surtout pas le voir arriver de front. Mes jambes tremblent si je reste immobile, mais j'essaie de me contrôler en contractant mes cuisses. J'ai une boule au ventre et dans le même temps, j'ai la sensation étrange de cette hâte mélangée à la peur. Je veux le voir. Je n'en peux plus d'attendre, je veux le voir immédiatement, le sentir, voir ses attitudes, voir ses yeux, lire ou vérifier son désir dans son regard, toucher sa peau, sentir son corps contre le mien.

Je fixe la carte des métros sans néanmoins pouvoir planter mon attention sur un seul point, mes yeux partent dans tous les sens comme si je cherchais quelque chose dans un moment de tension. Je ne me souviens pas avoir été aussi impatiente de rencontrer quelqu'un que je n'ai pas déjà vu.

Quelqu'un s'arrête derrière moi. Il est proche, il ne parle pas, je sens son souffle dans mon cou, il doit se tenir à 20 ou 30 centimètres de moi. Je marque un temps d'arrêt où j'ai l'impression que plus rien d'autre n'existe que ce doux sentiment de peur et d'envie. Cet instant même est unique. Ce moment dure 1 à 2 secondes et pourtant semble être une éternité à la fois. Je me retourne et je souffle un "han...!" à peine audible dès que je me retrouve face à lui.

Nos visages sont à quelques centimètres l'un de l'autre, le monde pourrait s'écrouler que nous ne verrions rien d'autre que notre désir réciproque. Il regarde ma bouche et tient la sienne entrouverte. Je fais durer ce moment, il ne faut pas que je rapproche mes lèvres tout de suite et lui non plus ne le fait pas. Il y a ce je ne sais quoi de voluptueux. J'attends encore, il regarde ma bouche, puis mes yeux et encore ma bouche. Ce que nous vivons est au-delà du désir. C'est un instant, quelques secondes délectables et j'en profite à mon aise.

J'approche ma bouche lentement près de la sienne. Mes lèvres encerclent sa lèvre supérieure, mon cœur bat vite mais avec une certaine douceur et je ne tremble plus. Le désir a pris le pas sur tout ce qui pouvait m'angoisser. Nous nous embrassons lentement, goûtant chaque partie de nos lèvres, mais sans jouer de nos langues. Nous avons le temps et ne sommes pas pressés, chaque seconde est appréciée à sa juste valeur. Nous avons fait monter le désir depuis 2 semaines et nous essayons de nous tenir à ce que nous avons fait jusque là, attendre encore jusqu'à n'en plus pouvoir. Je l'aime, à ce moment précis, je l'aime. Je ne parle pas d'aimer dans le sens où je tombe amoureuse à tout laisser tomber pour lui. Non ! Je suis juste folle de désir à son égard. Nous détachons nos bouches, il me caresse le visage de ses deux mains, me regarde dans le détail et j'imagine à cet instant que le désir que je peux lire dans son regard me rend incroyablement belle. Nous avons l'air de deux amoureux qui viennent de se retrouver alors que nous sommes deux amants fous de désir l'un pour l'autre.

Croyez-moi Mesdemoiselles ou Messieurs, mais il est très facile de faire la différence entre un homme qui vous désire (même si cela ne dure que 5 minutes) et un homme qui veut juste tirer son coup ou faire la vidange. Etre l'objet du désir d'un homme est le sentiment le plus extatique que j'ai pu vivre. Ce n'est pas la première fois et pourtant, à chaque fois, je le vis comme un orgasme.

Il caresse mon visage de ses deux mains, parfois avec ses doigts ou avec la paume de ses deux mains. Nous nous inspectons dans le détail. Je regarde sa bouche, ses yeux, ses lèvres, ses joues, son nez, ses cheveux, ses oreilles. Nous ne parlons pas, il est inutile de dire quoi que ce soit, nos corps parlent à notre place.

Il remet ma frange sur le côté pour éviter qu'elle ne tombe dans mes yeux et il continue à regarder ma bouche avec envie. Il tient le bas de mon visage dans la paume de ses mains et approche à nouveau mes lèvres des siennes, profitant de chaque approche, du goût, de chacune des sensations, des frissons... J'ai pour habitude de fermer mes yeux mais je les ouvre afin de plonger mon regard dans le sien. Il me regarde avec douceur, tendresse et envie. Je lance ma langue timidement contre ses lèvres sans forcer le passage, juste pour l'exciter un peu plus. Je lui mords la lèvre supérieure, doucement. Je lui prends le cou d'une main et de l'autre la taille, en la glissant délicatement dans le dos avec lenteur.

Son corps se rapproche du mien et se serre contre mon bassin. Je ne pense à rien d'autre, rien ne pourrait me perturber. Je me sens extrêmement bien, je suis à Paris, ma ville d'amour et j'ai en face de moi l'objet de mon désir. Je me sens plus épicurienne que jamais je ne l'aurais été de toute ma vie jusque là. Il me prend dans ses bras, un peu au-dessus de la taille et me serre contre lui, je le sens hésitant et un peu tremblant tout comme je le suis. Cet état d'égalité me donne une supériorité toute relative qu'il sous-estime certainement mais dont je me joue.

Après toutes ces années en couple que je croyais m'avoir été affaiblie, je gagne naturellement en assurance. Nulle femme ne sait le pouvoir de séduction qu'elle a tant qu'elle n'a pas essayé de gagner en assurance. Vouloir = pouvoir !

Il me m'embrasse dans le cou, passe la main dans mes cheveux, me mord le lobe de l'oreille puis la nuque... Je crois mourir de plaisir sous les crocs de mon fantasme : séduire Dracula. Un frisson indescriptible, telle la vague d'un orgasme, me traverse tout le corps. Il le savait, mais il en faudra plus pour me conquérir et je ne suis pas sûre à cet instant qu'il s'en rende compte.

Nous restons ainsi à nous embrasser et à nous toucher au travers de nos vêtements pendant quelques temps. Je suis incapable d'en donner la durée. Je ne compte pas. Ce moment est délicieux.

Fin du chapitre I

mercredi 30 juillet 2008

Sexuellement vôtre.

Pour situer, il y a un certain nombre de mois, je me séparais de ce que je croyais être l'amour de ma vie. Le premier mois, je souffrais énormément. Puis, un matin en me levant, je me suis dit qu'il était inutile de continuer à souffrir, que cela faisait des années qu'on me faisait mal et qu'il était temps que je me prenne en mains et que j'aille de l'avant.

Mon désir le plus profond était donc d'avancer le plus possible sur un point essentiel : le sexe. J'avais tellement de fantasmes et de désirs inassouvis... La première chose à faire était de préparer le terrain, ce que j'entrepris de faire en m'inscrivant notamment sur des sites internet à cet effet et en retrouvant et poussant ma féminité, non pas à l'extrême, mais au plus proche de la perfection.

Le chemin, que j'ai commencé à prendre, s'accompagne non seulement d'expériences, mais de lectures, de visionage de vidéos, de rencontres fructifiantes ou non... etc. Je mets un point d'honneur à m'instruire et ensuite à mettre en pratique, à découvrir, à dépasser mes propres inhibitions, à sortir des codes et conventions imposés par la société, à apprendre à décrypter les codes et le langage du corps, à séduire, à donner du plaisir et à en prendre aussi. Je réfléchis beaucoup sur le sujet, je me pose mille et une questions : lequel ou laquelle me surprendra le plus, qui me donnera le plus de plaisir, comment savoir ?

Je me suis mise en quête de l'orgasme parfait... utopie... Qu'y a-t-il de mieux que de prendre plaisir et d'aller au bout de celui-ci ?